Sommaire

 

Il existe deux types de lymphomes : le lymphome non hodgkinien (LNH) et la maladie de Hodgkin. Chacun de ces cancers des ganglions peut être traiter par :

Traiter les lymphomes par radiothérapie

Le traitement des lymphomes par radiothérapie ne se fait pas en première intention, puisque chez la plupart des patients, la maladie est déjà étendue au moment du diagnostic. En effet, cette solution intervient généralement un moisaprès la chimiothérapie. L'objectif est d'irradier avec des rayons X les zones initialement atteintes afin de détruire les cellules cancéreuses.

L'approche par radiothérapie externe dure en général entre 3 et 4 semaines à raison de 5 séances par semaine. Toutefois, le calendrier des séances devra être établi avec précision en tenant compte :

  • du type de lymphome ;
  • de l'étendue de la maladie ;
  • de la période à laquelle a eu lieu le traitement par chimiothérapie.

Quand recourir à la radiothérapie ?

On a recours au traitement du lymphome par radiothérapie pour :

  • traiter un lymphome non hodgkinien indolent de stade précoce, c'est-à-dire un lymphome de stade I ou II affectant une ou deux aires ganglionnaires voisines ; les lymphomes T cutanés et les lymphomes de la rate sont particulièrement sensibles au traitement ;
  • soutenir le traitement par chimiothérapie du lymphome afin de détruire un maximum de cellules et ainsi éviter les risques de rechute ;
  • soulager des douleurs et contrôler des symptômes de lymphome de stade avancé (la radiothérapie permet de réduire la taille d'une tumeur ou d'un ganglion enflé et donc de soulager certains des troubles que cette augmentation de volume provoque).

Zones irradiées par la radiothérapie en cas de lymphome

La radiothérapie est dirigée vers diverses régions de l'organisme ; on parle de champ de rayonnement. Les zones les plus souvent irradiées sont :

  • généralement la région dans laquelle le lymphome (de stade précoce et localisé) a été détecté ;
  • les ganglions lymphatiques :
    • du cou ;
    • du thorax ;
    • des aisselles ;
    • de la région cardiaque ;
    • de la rate ;
    • du bassin et de l'aine ;
  • la moelle osseuse des os du bassin et de la hanche.

En cas de lymphome primitif du SNC, on réalise une radiothérapie du cerveau. Par ailleurs, on procède parfois à une irradiation totale (de l'ensemble des ganglions lymphatiques) lorsque :

  • le lymphome est de stade avancé et donc disséminé ;
  • on prévoit de réaliser une autogreffe de cellules souches.

Effets indésirables de la radiothérapie

La radiothérapie est une approche thérapeutique qui entraîne de nombreux effets indésirables. Les plus fréquents sont :

  • la perte d'appétit ;
  • l'agueusie (perte du goût) ou la modification de certaines odeurs (qui deviennent écœurantes) ;
  • une xérostomie (sécheresse de la bouche) en raison d'une diminution de la salivation ;
  • une irritation de la gorge et des bronches entraînant une toux et des troubles de la déglutition (qui disparaissent dans les semaines qui suivent l'arrêt du traitement), en particulier si les ganglions lymphatiques du cou ont dû être irradiés ;
  • des réactions cutanées qui se présentent sous forme de rougeurs cutanées et de prurit (démangeaisons), notamment en cas de traitement d'un lymphome T cutané ;
  • des nausées, en particulier lorsqu'on traite un lymphome ayant fait son apparition au niveau de l'abdomen ;
  • une chute des cheveux ou des poils uniquement dans la région irradiée (variable en fonction du lymphome traité donc) ; cette perte de cheveux ou de poils est généralement temporaire mais elle peut être définitive si les doses de rayons utilisées ont été particulièrement élevées ;
  • une grande fatigue (qui est aussi un des symptômes du lymphome).

Par ailleurs, des études révèlent que les femmes de moins de 30 ans ayant subi une irradiation thoracique présentent davantage de risque de développer un cancer du sein dans les cinq années qui suivent la fin du traitement. De même, en cas d'irradiation abdominale, des coloscopies doivent être régulièrement pratiquées dans les dix ans qui suivent le traitement afin de prévenir l'apparition d'un cancer colorectal.

Lire l'article Ooreka

Ces pros peuvent vous aider